12/03/20263 min de lectureMULTI

Sīdī Aḥmad Skiredj : mariage et parcours

Sīdī Muḥammad Errāḍī Guennūn

Skiredj Library of Tijani Studies

Le savant juge Sidi Ahmed Skiredj a grandi dans un environnement empreint de sciences et de spiritualité soufie, et il a reçu son éducation dans la ville de Fès. Il se maria pour la première fois en 1902 avec Dame Fatima, fille de Sidi Al-Makki Ben Chekroun, et eut avec elle un fils, Abdelkrim. Cependant, il fut gravement malade lors de la naissance de son fils, et son épouse rencontra de grandes difficultés durant l’accouchement. En 1909, il s’installa à Tanger pour travailler à la maison de la représentation (Dar Niyaba), mais ne s’adapta pas aux particularités de la ville et quitta son poste après une courte période. En 1910, il épousa la fille de son oncle à Tétouan, et eut un fils nommé Mohammed, mais il finit par divorcer d’elle à la demande de son père (son oncle).

Tout au long de sa carrière, il a recherché la rencontre et la coopération avec divers savants et maîtres spirituels. Parmi ses voyages les plus marquants figure celui à Meknès, où il rencontra le chef des chorfas alaouites Moulay Abderrahman BenZidane et rédigea "Al-Rihla Al-Zaydaniya" (Le Voyage Zaydani). Il se rendit également à Oran sur invitation de son ami le juriste Sidi Al-Habib Ben Abdelmalek, et consigna les détails de ce voyage dans son ouvrage "Al-Rihla Al-Habibiya Al-Wahraniya" (Voyage à Oran). Il accompagna également le noble Sidi Mahmoud Tijani, petit-fils du Cheikh Sīdī Aḥmad al-Tijānī, dans un périple à travers plusieurs villes du Maroc (Sidi Mahmoud fils de sidi Mohamed Bachir fils de sidi Mohamed Habib fils du Cheikh Sīdī Aḥmad al-Tijānī, satisfaction d’Allah sur lui). Toutefois, il dut rentrer à Fès avant d'achever ce voyage et en relata les événements dans son livre "Ghayat al-Maqsoud bi Al-Rihla ma’a Sidi Mahmoud" (Le But Suprême du Voyage avec Sidi Mahmoud).

Sidi Ahmed Skiredj occupa de nombreux postes, dont celui de secrétaire du pacha de Tanger, puis de surintendant des Habous de Fès el-Jedid. Il fut également choisi par le gouvernement chérifien pour représenter le Maroc lors de la mission de félicitations au roi Hussein pour l'indépendance du Hedjaz, voyage au sujet duquel il écrivit "Al-Rihla Al-Hijaziya" (Le Voyage au Hedjaz). En 1919, il fut nommé juge de la ville de Oujda, mais demanda à être déchargé de ses fonctions en raison de l'absence de soutien pour les principes de justice et de vertu. Il travailla ensuite à la Cour suprême de Rabat, puis comme juge d’El Jadida et de Settat, postes qu'il occupa jusqu’à son décès à Marrakech en 1944.

Illustrations de mariage et parcours