12/03/20262 min de lectureMULTI

Les enfants de Sīdī Aḥmad Skiredj

Sīdī Muḥammad Errāḍī Guennūn

Skiredj Library of Tijani Studies

Le savant juge Sidi Ahmed Skiredj, que Dieu lui fasse miséricorde, a laissé trois enfants : Abdelkrim, Mohammed et Mariam, chacun ayant marqué sa propre empreinte et possédant une vie distinguée.

1- Abdelkrim Ben Ahmed Skiredj : Connu pour la pureté de son cœur, sa sincérité et sa générosité, il était d’une nature joviale et franche, doué de prestance et de dignité. Né à Fès en 1322 de l’Hégire, il a grandi en voyageant dans les villes du Maroc aux côtés de son père, ce qui lui a permis d’acquérir une éducation raffinée en arabe et en français, ainsi qu’un goût prononcé pour l’art et la calligraphie. Il est décédé à Casablanca en 1403 de l’Hégire, à l’âge de 81 ans, laissant derrière lui neuf enfants.

2- Mohammed Ben Ahmed Skiredj : Le second fils du savant, né à Tétouan en 1329 de l’Hégire, fut élevé par son grand-père Zubair Skiredj, auprès duquel il mémorisa le Coran et excella dans les sciences linguistiques. Il a ensuite rejoint la faculté de médecine de Grenade, avant de revenir pratiquer la médecine à Tétouan. Il a rédigé des ouvrages médicaux, dont « L’Enfant » et « Le Diabète ». Il est décédé en 1421 de l’Hégire, laissant deux fils.

3- Mariam Bint Ahmed Skiredj : Fille unique et cadette des enfants du savant, elle est née à El Jadida en 1346 de l’Hégire. Elle épousa Mohammed Al-Kabir Glaoui et vécut à Rabat jusqu’à son décès en 1436 de l’Hégire. Réputée pour sa piété et ses nobles qualités, elle était un exemple de femme humble, généreuse et attachée aux enseignements de l’islam. Elle laissa derrière elle cinq enfants.

Ces trois enfants de l’érudit Skiredj ont perpétué l’héritage de leur père, préservant ainsi ses valeurs et ses traditions dans la vie scientifique, littéraire et sociale.

Illustrations sur ses enfants